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LE FEMINISME A LA CROISEE DU BESOIN ET DU VOULOIR: UNE (RE)LECTURE TEXTUELLE DE C'EST LE SOLEIL QUI M'A BRULEE DE CALIXTHE BEYALA

Mr. Antwi, Yaya Kwaku
Lecturer
  +233248366436
  ykantwi@uew.edu.gh
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Authors
Pomevor, E. K. & Antwi, Y. K.
Publication Year
2026
Article Title
LE FEMINISME A LA CROISEE DU BESOIN ET DU VOULOIR: UNE (RE)LECTURE TEXTUELLE DE C'EST LE SOLEIL QUI M'A BRULEE DE CALIXTHE BEYALA
Journal
LES CAHIERS DU CENTRE AFRICAIN DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE, DE FORMATION ET D'INNOVATION (CARESFI)
Volume
6
Issue Number
1
Page Numbers
541 - 559
ISSN
2756-7389
Abstract

Le féminisme, qui a contribué beaucoup à la libération de la femme, surtout en Occident, s’est amorcé dans une voie radicale, déshonorante. Il s’agit de ce féminisme radical dans C’est le soleil qui m’a brulée, ce que les femmes écrivaines africaines rejettent. Ce type de féminisme est incarné par Ateba, l’héroïne. La révolte féministe chez Ateba est un produit de la vie des femmes soumises qui autour d’elle. Elle se caractérise par son refus du modèle traditionnel de la femme objet de jouissant sexuelle pour l’homme et sa révolte contre l’ordre traditionnel qui est régi, d’une part, par un code d’engagement et qui, d’autre part, confère à l’homme une supériorité sur la femme ; ce qui inclut naturellement l’obsession du mariage et de la maternité. Ce choix entre en conflit avec les besoins du corps, les désirs naturels et rend Ateba malheureuse ou angoissée. A travers ses agissements des fois contradictoires, aussi bien que les interventions de la narratrice omnisciente, qui cherchent à orienter la compréhension du texte, Beyala réussit à mettre en cause le bien fondé du féminisme, surtout en Afrique où le mariage et la maternité sont considérés essentiels, sinon comme une nécessité pour la femme africaine comme le rappelle Irène a Ateba avant sa mort.

© 2019 University of Education, Winneba